Accéder au contenu principal

Les ombres de l'assistance...

 


Les ombres de l'assistance

Dans un monde où les lignes s'effacent,
Émerge une pensée, douce et tenace,
Assistée par l'œil de la machine,
Elle danse, légère, sur la scène divine.

Les algorithmes tissent des rêves,
À chaque question, une réponse s'élève,
Le savoir se déverse, vaste océan,
Mais qu'en est-il de notre cœur triomphant ?

O sagesse, où es-tu, dans ce flot d'échos ?
Les âmes se perdent, sous le poids des mots,
Fait de simplicité, le chemin s'est aplani,
Et les luttes intérieures, où sont-elles, amis ?

Les défis d’hier, gravés dans nos mémoires,
Sont évités, comme une sombre histoire,
Face aux travers, le miroir se voile,
La vérité se cache, perdue dans le bal.

La paresse s'installe, confort des esprits,
À l'ère des lumières, l'ombre s’agrandit,
Car la force de l'homme, sa volonté,
Se fane, se dissipe, trop vite oubliée.

Les émotions, ces vagues de la vie,
Sont aplaties, anesthésiées, par l’oubli,
Rares sont les âmes qui cherchent la profondeur,
Derrière l’écran, se cache la douleur.

Nous bâtissons des ponts, des voies sans retour,
Vers une existence levée à l'amour,
Mais la complexité des êtres, méconnue,
S'éteint, comme une étoile, dans la nuit continue.

L'intelligence artificielle, merveille des temps,
Nous offre des réponses, mais à quel prix, vraiment ?
La compassion se fige, l'empathie s'évapore,
Dans ce monde où le cœur se fait encore plus fort.

Les baies de la sagesse, désormais fermées,
Des fenêtres brillantes, mais bien trop voilées,
Les rires et les larmes, les échos du passé,
Sont noyés dans les bits, les données effacées.

Oh, l'art de l'erreur, le goût de l'échec,
Forment l'âme humaine, en chaque repli, en chaque creux,
La fragilité de l'être, sa beauté infinie,
Est perdue dans la norme, entre trois et mille.

La voix de la sagesse, un murmure subtil,
Se perd dans le bruit d'un monde reptilien,
La profondeur de l'âme, sous la surface,
Se retrouve oubliée, dans cette drôle de place.

Les chemins de la vie, sinueux et rudes,
Nous forgent, nous sculptent, au-delà des études,
Mais la facilité, comme un doux poison,
Endort nos esprits, les rend si vagabonds.

Chaque pas sur le sol, chaque regard levé,
Est une quête d'amour, de vérité,
Pour ne plus fuir ces ombres, ces doutes,
Étreindre la lumière, même dans la déroute.

Alors, levons nos voix, à l’unisson,
Pour revendiquer cette belle émotion,
Gardons la pensée, aiguisée et vive,
À l'ère de l'IA, faisons-la, nous, créative.

Car derrière chaque écran, chaque ligne codée,
Il y a une histoire, une âme à aimer,
Ne laissons pas l'assistance nous faire oublier,
Que le vrai trésor, c’est d'oser vibrer.

L'intelligence humaine, ce don précieux,
Ne doit pas s'éclipser, se perdre, adieu,
Elle doit coexister, avec l'art et la beauté,
Pour que l'humanité, jamais ne soit enchaînée.

Les ombres de l'assistance, nous les explorerons,
Pour mieux embrasser, la vie en toute saison,
Dans les creux de nos âmes, les échos vivants,
Nous bâtirons un demain, où l'amour est présent.

© Solitudeman

 

Commentaires

Posts les plus consultés de ce blog

Le vol de l'enfance...

  Le vol de l'enfance Dans le jardin où les rires s'épanouissaient, Les fleurs dansaient sous le souffle des vents, Parmi les rêves innocents, j'évoluais, Un monde de lumière, un monde d'enfants. Mais la vie, en silence, a tissé des ombres, Dans le ciel éclatant, une tempête se lève, Les jouets oubliés, les poupées qui sombres, J'ai pris la route, où l'enfance s'achève. Les éclats de voix, les éclats de bonheur, Se sont tus lentement, comme un chant éteint, Les jours se succédaient, pleins de douleur, Le poids de l'absence m'a fait grandir trop bien. Sous le ciel bleu, j'ai appris à cacher, Les larmes qui coulaient, les peines enfouies, Endossant le rôle que le destin a tracé, Enfant devenu sage, dans un monde meurtri. Les rires d’hier, sur les lèvres, se fanent, Les jeux de société rangés, à jamais, J'ai troqué mes rêves contre des lendemains, Où l'espoir vacille, où le temps m'achète. Les jours de pluie, je les prends comme un farde...

Le pouvoir des envies reportées...

  Le pouvoir des envies reportées Dans le jardin des rêves, un parfum s'élève, Où l'esprit vagabonde, libre comme le vent, Les désirs se mêlent, entre ombre et lumière, Là où l'âme s'évade, sans mouvement, lentement. Il s'agit d'un art, celui de la distance, De faire flotter les souhaits, sans pression, Son cœur sculpte le temps, en douce cadence, Reportant l'écho d’une brûlante passion. Oh, comme il est doux de rêver sans trêve, De laisser les pensées s’épanouir, Dans le luxe d’un monde, où rien ne s’achève, Où chaque rêveur court, sans jamais s’ennuyer. Les heures glissent, légères, sur des ailes d’argent, Un simple claquement de doigts, et voilà, Les projets s’épanouissent, comme un chant, Sont portés par d’autres, loin des regards froids. L’art de déléguer, tel un souffle ancien, C’est confier à l’univers ses lourds fardeaux, Élever sa voix, sans être son propre chien, Rester sur la rive, en observant les flots. Les mains qui œuvrent, sans jamais faiblir...