Le pouvoir des envies reportées
Dans le jardin des rêves, un parfum s'élève,
Où l'esprit vagabonde, libre comme le vent,
Les désirs se mêlent, entre ombre et lumière,
Là où l'âme s'évade, sans mouvement, lentement.
Il s'agit d'un art, celui de la distance,
De faire flotter les souhaits, sans pression,
Son cœur sculpte le temps, en douce cadence,
Reportant l'écho d’une brûlante passion.
Oh, comme il est doux de rêver sans trêve,
De laisser les pensées s’épanouir,
Dans le luxe d’un monde, où rien ne s’achève,
Où chaque rêveur court, sans jamais s’ennuyer.
Les heures glissent, légères, sur des ailes d’argent,
Un simple claquement de doigts, et voilà,
Les projets s’épanouissent, comme un chant,
Sont portés par d’autres, loin des regards froids.
L’art de déléguer, tel un souffle ancien,
C’est confier à l’univers ses lourds fardeaux,
Élever sa voix, sans être son propre chien,
Rester sur la rive, en observant les flots.
Les mains qui œuvrent, sans jamais faiblir,
Sont celles de l’esprit, qui ne connaît pas l’angoisse,
Elles dansent, elles tracent, comme un doux souvenir,
Élaborant des plans, tissant l’étoffe des roses.
On peut être roi, sans porter la couronne,
Laisser aux autres le soin de son royaume,
Seule la vision, tel un astre qui rayonne,
Guide les âmes, vers la lumière des hommes.
Mais attention, ô rêveur, à l’ivresse du temps,
Car si l’on repousse, trop loin ce qui vibre,
Les envies se fanent, comme un souffle errant,
Et les rêves, jadis forts, deviennent des fibres.
Le pouvoir du report, c’est un équilibre,
Entre l’action et l’attente, une danse infinie,
Car l’ambition, parfois, peut se faire un libre,
En laissant l’effort, à d’autres, sans déni.
Sur les pavés dorés de la ville endormie,
Les murmures du vent portent des promesses,
Celui qui sait écouter, sans empressement,
Peut voir ses désirs, croître en tendresse.
Mais au cœur de ce jeu, une leçon se pointe,
Que chacun a son rôle, même dans l’ombre,
Pour que les rêves se réalisent, qu’ils se teintent,
Il faut parfois tendre la main, et non être ombre.
La magie du vouloir, ne se trouve pas seule,
Elle s’épanouit dans l’effort collectif,
Élever son désir, comme une douce feuille,
Dans le vaste ciel, où chaque cœur est actif.
Ainsi, le pouvoir de reporter l’envie,
N’est pas un abandon, mais une sagesse,
C’est choisir le moment, avec une douce vie,
Pour qu’enfin, l’univers, embrasse la justesse.
Les rêves sont des graines, à semer patiemment,
Et parfois, il faut laisser le vent souffler,
Pour que la récolte, se fasse lentement,
Et que l’on puisse, sans hâte, tout contempler.
Dans ce vaste jardin, où chaque cœur s’enfuit,
Il y a une magie, un souffle éternel,
Celui qui sait embrasser, le temps qui s’enfuit,
Trouvera dans le report, un trésor exceptionnel.
Il n’est pas de destin, sans un peu de patience,
Entre vouloir et agir, un ballet subtil,
Car la force de l’âme, en son silence,
Peut transformer la vie, en un éclat d’argile.
Alors, rêveur audacieux, n’oublie pas ce chant,
Le pouvoir des envies, n’est pas une chimère,
C’est une danse délicate, un pas en avant,
C’est la sagesse du cœur, à jamais sincère.
© Solitudeman
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