Dans le jardin des pensées, où fleurit la raison, La connaissance s'épanouit, vaste horizon. Elle danse entre les mots, comme une étoile au firmament, Un souffle d’éternité, un doux chant émouvant. Mais le terme "cognitif" s'invite en silence, Un mot lourd de poids, une morne délivrance. Il efface les souvenirs, balaye les liaisons, Et tisse un voile sombre, un drame en suspension. Là où jadis s’érigeait la clarté des jours, S'impose l'absence, une ombre sans amour. Démence en spectre glissant, effleurant le cœur, Réveille des frissons, la peur, la douleur. Les âges se succèdent, mais n’annoncent rien, Les rides du visage n’effacent pas le chemin. Chaque pas sur cette terre, une quête, une errance, Si l’envie s’y glissait, serait-ce une délivrance ? Les doutes s’entremêlent, comme des fils de fer, Omissions tissent des toiles, emprisonnant l’éther. Nous marchons, tel des ombres, sur des sentiers oubliés, Cherchant en chaque pas un sens à retrouver. Les voix ...
Dans le silence naît le savoir-vivre, comme une roue qui tourne sans bruit, il ne se proclame pas, il se démontre, dans le quotidien humble et discret. On apprend à lire les étoiles des gestes, à écouter le frisson des heures qui passent, à mesurer la vie non par le rêve absurde, mais par le courage des petites choses qui restent. Le savoir-vivre n'est pas une loi écrite, mais une main qui se tend sans jugement, une respiration qui accepte le temps présent, un pas qui choisit le vrai sur le grand bruit des envies. C'est l'art de prendre le mieux sans venin, de boire l'instant sans le vouloir figer, de parler peu lorsque les mots pourraient blesser, et d'écouter le monde jusqu'au fond des villes. On tisse des cadres sans rigidité excessive, des formes qui s'adaptent à la peau du jour, on esquisse des plans qui laissent de la place pour l'imprévu qui vient comme une fleur. Le savoir-vivre ne s'achète pas, il se cueille, dans le jardin où l'on res...